Les besoins de fonctionnement

L’électricité

Fonctionnement du système RAS + Unité de transformation = 100GWh/an

La moyenne annuelle par habitant est de 2 550 kWh. Le projet prévoit donc de consommer l’équivalent de 40 000 personnes (soit la population de la ville d’Angoulème ou 28 fois la population du Verdon-sur-mer).

L’étude prévoir l’installation d’une toiture photovoltaïque, pour :

  • en 2022, couvrir 30% des besoins
  • en 2024, couvrir 10% des besoins
  • en 2026, ..?

En outre, un accord entre le GPMB (Grand Port Maritime de Bordeaux) et EDF Renouvelable prévoir la production d’une centrale photovoltaïque à proximité de l’usine. 50% de sa production devrait être attribuée à Pure Salmon, ce qui ne devrait couvrir que 20 à 30% des besoins de l’usine. Le réseau d’ENEDIS complètera les besoins restants.

L’alimentation des saumons

Dans la nature, le saumon est un poisson strictement carnivore.

Ici, la nourriture des saumons serra :

  • 70% d’origine végétale

Soja, maïs, blé. Le fournisseur de Pure Salmon, Skretting, est une filiale de Nutreco, leader mondiale de la nutrition animale qui importe ses végétaux du Brésil et est l’un des principaux responsables de la déforestation amazonienne.

  • 30% d’origine animale

Farine et huile de poisson issue de la surpêche de petit poisson (Afrique de l’Ouest, Pérou, Chili) qui affame les populations locales, causant émeutes, famine et exode.

Pure Salmon prévoit une livraison de 30 tonnes/jour de granulés. Il faut entre 3 et 4 kg de poissons sauvages pour produire 1kg de saumon d’élevage.

La « souveraineté alimentaire » de certains au détriment de la sécurité alimentaire des autres !

L’apport de produits végétaux va modifier ses qualités gustatives et réduire son taux d’oméga 3, accompagné du goût de vase terreux spécifique au saumon d’élevage terrestre. En contrepartie, un cocktail de pesticides des végétaux, de métaux lourds, PCB et anti-oxydants !

Une qualité nutritionnelle largement sur-estimée.

Le traitement des rejets

Évacuation des boues

Le phosphore (P) est présent en majorité dans les boues humides (17T/j), déshydratées par centrifugeuses (6T/j) puis transférées vers un méthaniseur.

Tout les méthaniseurs n’acceptent pas les eaux salées, car il faut énormément les diluer, la teneur en sel étant incompatible avec les bactéries produisant le biogaz.

Rejet dans l’estuaire

L’azote (N) à une place prépondérante dans les rejets qui doivent être éliminés par traitement biologique (filtre à bactérie dit « MBBR »). C’est également de cette manière que sera traité le phosphore résiduel dans l’eau issue des boues déshydratées.

Ils sont composés de micro-organismes très fragiles, nécessitant une eau d’au moins 12°C, à une température légèrement supérieure à celle dont les saumons ont besoin. Ces micro-organismes croissent lentement et s’adaptent +/- à la masse d’azote à traiter.

Le trafic routier

Une prévision annoncée de :

  • 12 camions (24 mouvements) /jour ouvrable
  • 200 voitures (400 mouvements) /jour ouvrable
  • 35 voitures (70 mouvements) /jour en week-end

Le parking prévu semble insuffisant. Par ailleurs, le nombre de poids-lourds semble sous-estimé. Le même projet à Landacres prévoyait 24 camions /jour.

Détails des estimations :

  • 1 camion : Poissons morts, équarrissage (500 T/an) vers Gironde
  • 1 camion : co-produits issus de la transformation (930 T/an) vers l’Espagne (Biscaye)
  • 1 camion : co-produits issus de la transformation (1 600 T/an) vers l’Espagne ou Pet Treats (Boulogne-sur-mer)
  • 2 camions : boues sèches (2 200 T/an) vers le méthaniseur d’Hourtin
  • 1 camion : déchet refectoire (4 T/an) vers le méthaniseur d’Hourtin
  • 1 camion : palettes, emballages (327 T/an) vers filières agréées en Gironde
  • 1 camion : Big Bag vides de granulés (10 T/an) vers la société Skretting

Absence de données concernant les livraisons essentielles :

  • Nourriture des saumons (10 950 T/an)
  • Oxygène (10 220 T/an) en partie produit sur place, mais dans quelle proportion ?