Le Saumon Atlantique (Salmo salar) est un poisson carnivore d’eau froide, il se nourrit essentiellement de krill, crevette et petit poisson. Il est originellement présent dans quasiment tous les pays baignés par l’océan Atlantique, situés au nord du fleuve Hudson (États-Unis) et du fleuve Miño (Espagne/Portugal).

Comme tous les autres saumons, il revient à sa rivière natale pour rejoindre ses frayères (zone de ponte) de la fin de l’automne (pour les axes migratoires très longs) jusqu’au printemps; en Amérique du Nord. Le retour se fait essentiellement durant l’été.
À la fin de l’automne, les saumons auront rejoint les frayères (ayant comme caractéristiques d’avoir une eau peu profonde, bien oxygénée par un bon courant et ayant un lit de gravier). Les œufs pondus à l’automne passent tout l’hiver enfouis dans le gravier, l’éclosion a lieu en mars ou en avril. Les alevins s’enfouissent alors un peu plus profondément dans le gravier de la rivière, ce qui leur évite d’être emportés lors de la débâcle printanière. Ils y demeurent 5 à 6 semaines, puis entre fin avril et début mai, émergent du gravier et commencent à s’alimenter de larves d’insectes.
Après deux à trois années en rivière, les individus mesurent environ 12 à 15 cm et sont prêts à s’en aller en mer au printemps. Il semblerait que ce soit à cette période que le smolt ou saumoneau mémorise l’odeur de sa rivière.
À la crue du printemps les ou smolts, dévalent vers la mer. La grande majorité quittera les estuaires pour entreprendre une migration qui les conduira sur les côtes du Labrador, de Terre-Neuve et du Groenland.

Conservation
Migrateur et solitaire (surtout en phase rivière), il est classé espèce menacée depuis 2023. Riche en oméga 3, il dispose d’une forte image festive et d »une forte valeur ajoutée, ce qui constitue des atouts d’intérêt majeurs pour l’industrie agro-alimentaire.
La disparition de l’espèce sur l’ensemble du territoire français a quelque chose de « remarquable » : au début du XXe siècle, le saumon était si abondant en France, que les employés des grandes villes réclamaient, sur leur contrats de travail, une clause précisant qu’il était interdit de leur servir du saumon plus de trois fois par semaine.
Les scientifiques estiment que la régression du saumon est multifactorielle (surpêche, pollution de l’eau, dégradation des zones de frayères, artificialisation des cours d’eau et de leur débit, construction de nombreux barrages infranchissables et seuils difficilement franchissables pour les saumons, apports chroniques de pesticides et d’engrais dans les cours d’eau, acidification des océans …) ; en dehors de quelques petits fleuves côtiers de Bretagne et quelques rivières des Pyrénées, et malgré les efforts de connaissance et de réintroduction d’alevins ou de renforcement des populations, le saumon atlantique a disparu ou est quasi-éteint. Ce recul entraîne également la disparition d’une activité économique et socioculturelle très importante en France.