Ce projet présente des besoins électriques massifs, intrinsèques à la technologie RAS qui nécessite une régulation 24/24 du milieu de vie des poissons (régulation thermique, traitement de l’eau, dessalement …). Sa consommation totale est estimée à 100 GWh, l’équivalent d’une ville de 40 000 habitants. Le Conseil Scientifique de l’Estuaire de la Gironde (CSEG) indique :
« Local Océan à Boulogne annonce 106 GWh/an avec une production de 9000 t/an »).
- 80 % de l’énergie doit provenir du réseau national. Le CSEG indique :
Le projet ne mentionne aucun projet de création de lignes hautes tension vers Le Verdon-sur-mer [ni] aucune étude d’impact [les concernant …] Le surplus d’énergie prélevé sur le réseau correspond à la consommation de 35 000 habitants.
- 20 % de l’énergie doit provenir de la toiture photovoltaïque du site et du futur parc photovoltaïque voisin, hors ce parc est exposé au risque de submersion. Le CSEG indique :
A notre connaissance le GPMB n’a pas procédé à un remblai de la parcelle pressentie. Cette dernière paraît donc exposée au risque submersion et donc de rupture d’approvisionnement, au-delà du relai transitoire apporté par les groupes électrogènes.
La Mission Régionale d’Autorité environnementale (MRAe) déplorent que le volet énergétique et le bilan des émissions de gaz à effet de serre soient traités de manière « très sommaire » dans l’étude d’impact, sans aucune quantification sérieuse des émissions. LE CSEG indique :
La littérature indique que les RAS consomment 3 fois plus d’énergie que les fermes traditionnelles. On peut se demander si la consommation énergétique du projet Pure Salmon est conforme aux recommandations du CGAAER/IGEDD, qui préconisent d’associer les RAS à des projets d’énergie renouvelable, ou à la stratégie de transition énergétique du port de Bordeaux, qui vise à la fois à réduire la consommation et à encourager la réindustrialisation dans le cadre de la dé-carbonisation
[…]
La MRAe dans son avis du 07/10/2024 indiquait : « L’étude reste très sommaire sur cette thématique [des Gazs à Effets de Serre), et ne présente pas de bilan quantifié, tant en phase travaux qu’en phase exploitation ». Dans sa réponse, le pétitionnaire fait sommairement état d’une étude qui n’est pas disponible et n’a pas été jointe à l’enquête publique. Nous en restons à ce constat de carence.